Les Régates Royales de Cannes ont fait leur festival du 18 au 24 septembre

Les Régates Royales de Cannes ont fait leur festival du 18 au 24 septembre !

Après une édition absolument magique en 2021, les 44èmes Régates Royales de Cannes reviennent, pour notre plus grand plaisir, avec une édition sans pareil. En effet, la plus importante régate de voiliers classiques au monde a joué à guichets fermés dans les eaux cannoises.

Petit rappel historique légitimant l’appellation de cet évènement exceptionnel. Que ce soit le Roi Christian X et le Prince Henrik du Danemark, le Roi Georges V, ou encore le Prince de Galles, fils de la Reine Victoria et futur Edouard VII, toutes ces « têtes couronnées » ne cachent pas leur véritable tropisme pour Cannes, venant régulièrement y passer du bon temps et régater.

A lire aussi : LA CROISETTE RÉINVENTE SA LÉGENDE !

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Régates Royales

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Une famille royale invitée

Ainsi, fin de cultiver la tradition, le prince Charles de Bourbon des deux Siciles, régatier émérite, sera à la barre du monotype Smeralda 888 dessiné par l’Argentin German Frers.

En effet, Cannes n’est pas uniquement la capitale du cinéma et son célèbre Festival International. Aux dires des marins, c’est un plan d’eau unique et exceptionnel, avec une baie protégée des forts vents d’Ouest par le cap Roux et de ceux venant de l’Est par le cap d’Antibes. Bien sûr, le « sale » caractère de la Méditerranée n’est pas usurpé, et il arrive qu’un coup de Mistral, ou de Sud-Est sous l’influence d’une dépression sur le Golfe de Gênes, s’invite, transformant le terrain de jeu en champs de bosses. Il arrive aussi que La Grande Bleue se retrouve tel un lac, l’eau juste ridée par un léger zéphyr…

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Régates Royales

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De véritables œuvres d’art !

Admirablement restaurés, entretenus par des marins professionnels à l’année, sur ces œuvres d’art où le bois et le cuivre sont légion, il est une règle d’usage : se déchausser avant de fouler le pont en teck, et ne surtout pas s’enduire de crème solaire.

Esthétique, volupté, hédonisme, luxe et goût exquis caractérisent ces voiliers entre 15 et 35 mètres menés « à l’ancienne » par des équipages surentraînés. Du 18 au 24 septembre, plus 100 de voiliers de rêve ont donc bataillé en baie de Cannes, dans la plus pure tradition du yachting et sur des parcours aussi techniques que tactiques.

Les Dragon ouvrent le bal de la 44ème édition

Comme à l’accoutumée, les Dragon sont chaque année ceux qui débutent en premier la compétition, disputant la Coupe de France, l’une des épreuves phare du circuit international. Et l’on peut dire qu’ils ont été gâtés, grâce à une météo exceptionnelle et un vent d’Est soufflant entre 12 et 20 nœuds.

Quand le Dragon est apparu aux Régates Royales, il était tout simplement surnommé « le voilier des rois » ! Pourquoi ? Car nombre de têtes couronnées adoraient venir régater sur ce « couloir lesté à quille longue », qui à la barre dans le vent, est juste un délice, mais d’une rare exigence. Comme dit un ancien champion de voile olympique, et qui a touché à tout à commencer par la Coupe de l’America, « avec le Dragon, c’est une remise en question permanente tant le niveau est élevé et le bateau difficile à faire marcher avec ses plusieurs dizaines de réglages fins… C’est pour ça aussi qu’on l’aime… » A Cannes, ils sont 32 équipages issus de 12 nations, en majorité d’Europe mais aussi d’Australie, à venir batailler en rade de Cannes. Cette année, ils sont hébergés au superbe Yacht Club de Cannes, à la pointe Croisette, l’organisateur des Régates Royales, là où l’eau est aussi transparente qu’à Bora Bora, Les Saintes ou les Seychelles. Les Français sont forcément présents ici, à l’image de Géry Trentesaux, président de l’Union Nationale de Course au Large (UNCL), le marin ayant le plus beau palmarès en course habitable au RORC, dans le top dix mondial en Dragon et qui a craqué pour ce voilier après des décennies en course au large habitable. Tenant du titre avec Sofian Bouvet, ancien champion d’Europe de 470 et local de l’étape, Jean Queveau ou Christian Ponthieu, il revient évidemment pour le doublé, et n’a pas tarder à se mettre en évidence lors des premières manches. Mais Jean Breger, « le pape tricolore » du Dragon, équipé par Christian Gout et Jean-Paul Roux, qui ne savent plus où ranger les trophées gagnés en dériveur et habitable, n’est pas sur la Croisette pour figurer. Tous auront aussi sans doute une pensée pour le Rochelais Michel Briand, grand précurseur de la plaisance, sélectionné olympique en Dragon à Mexico en 1968 avec Bertrand Chéret et Pierre Blanchard, récemment disparu à l’âge de 91 ans.
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Régates Royales
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Disputé dans un vent d’Est soufflant entre 15 et 25 nœuds avec des rafales à près de 30, le parcours côtier concocté par le Yacht Club de Cannes pour les Classics, a été aussi musclé qu’animé, avec un spectacle à couper le souffle. En rade Est balayée par un fort clapot, les Dragon ont couru trois manches.
Jean-François Cutugno, président du Yacht Club de Cannes, et régatier émérite, a le sourire : « c’est une journée à l’image du club, où les équipages se sont régalés. A Cannes, c’est une tradition maison, même quand il y a de la brise comme ce mercredi 21 septembre, on coure aux Régates Royales ! Ici, ce n’est pas un défilé de voiliers classiques. Mais attention, le comité de course n’est pas inconscient et a du métier. Nous accordons une grande place à la sécurité des marins, et nous avons au club un PC Sécurité dédié… » A part quelques abandons sur casse ou par peur de casser, il n’y a rien à signaler.
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Régates Royales
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Un tour des îles pour clôturer la journée

Jérôme Nutte, le directeur de course et qui coordonne les comités, avait très envie de faire plaisir aux coureurs en Dragon et 5.5 MJI, en leur proposant une petite escapade entre les îles de Lérins, mais ne comptant pas pour le classement. « Ce qui m’importe, c’est que les gens venant régater à Cannes soient heureux… et je crois qu’ils le sont d’après ce que j’entends

Sur son semi-rigide orange, il a tenu à aller voir ses « ouailles » glisser sous spi entre Saint-Honorat et Sainte-Marguerite dans un délicieux zéphyr, saluant des VIP manifestement aux anges et choyés sur le bateau Thelas par le célèbre hôtel Martinez, l’un des partenaires* de l’événement, et qui comme les Régates Royales, fêtera son centenaire en 2029. 
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Régates Royales
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Un millésime exceptionnel !

Après une semaine absolument merveilleuse côté météo, la pluie s’est invitée en baie de Cannes, comme sur tout le pays, et les équipages et bateaux ont été copieusement rincés, mais ont pu disputer une ultime course en guise d’apothéose. Et comme selon l’adage, régate pluvieuse, régate heureuse…

Même si les très nombreux régatiers britanniques présents sont clairement plus habitués à ce type de météo que les Méditerranéens, ils ont une affection toute particulière pour Cannes, et sont des inconditionnels des Régates Royales, à l’image de Sir Richard Matthews, fondateur du fameux chantier de voiliers de croisière Oyster Yachts, mais aussi de SYS (Southampton Yacht Service), habitué et du plan d’eau et des victoires. Sur son plan Fife de 1898 Kismet, il s’est imposé dans la catégorie « Epoque aurique de moins de 15 mètres ». Avec un humour tout british, Sir Richard Matthews aime rappeler une anecdote truculente qui l’a marqué. Le « boat captain » de Britannia, alors yacht de la famille royale, demande lors d’une navigation au roi George V – grand-père d’Elisabeth 2 – excellent marin, amoureux de la Croisette, et qui adore y régater : « Majesté, souhaiteriez-vous prendre la barre ? » Et le roi de répondre : « Non merci, je ne prends jamais rien avant le déjeuner ! »

Les vainqueurs sont…

  • Dragon : Powow (Michaël Zainkel/SUI)
  • 5,5 MJI : Aspire (Mateusz Kusznierewicz/POL)
  • 12 M JI : Kiwi Magic (Johan Petresen/NOR)
  • Tofinou : Pitch (Patrice Riboud/FRA)
  • Smeralda : Vamos mi amor (Charles de Bourbon/MON)
  • Big boats (BB) : Viveka (Gery Hatkins, GBR)
  • Epoque Aurique > 15 M (EAA) : Scud (Patrizio Bertelli/ITA)
  • Epoque Aurique < 15 M (EAB) : Kismet (Richard Matthews/GBR)
  • Epoque Marconi > 15 M (EMA) : Varuna of 1939 (Jens Kellinghussen/NED)
  • Epoque Marconi < 15 M (EMB) : White Wing (Michael Sparks/USA)
  • Ton Cup Classic (TCC) : Arcadia III (Bruno Ricciardi/FRA)
  • Classic Marconi (MC) : Sagitarius (Thierry Laffite/FRA)
  • Trophée UNCL One Ton Classic : Clarionet (Phil Crebbin/GBR)
Jean-François Cutugno, président du Yacht Club de Cannes, ne pouvait qu’être comblé à l’issue de la remise des trophées au Palais des Festivals et des Congrès aux côtés de son président Jean-Michel Arnaud : « La semaine a été fabuleuse et le succès sportif des Royales non seulement ne se dément pas année après année, mais se renforce. Une fois encore, les comités de course ont concocté des parcours magnifiques et techniques, malgré deux journées délicates côté météo, et où il fallait un sacré métier. La « standing ovation » à l’adresse de Jérôme Nutte, Philippe Enel et Dider Cozic en sont le plus bel exemple. Je suis donc très heureux pour eux et aussi pour les concurrents, qui m’ont impressionné par le très haut niveau des manœuvres et de la tactique-stratégie. Je tiens à remercier chaleureusement les 80 bénévoles outre les amis du Yacht Club de Cannes, qui ont grandement contribué au succès de cette 44ème édition. Enfin, je me félicite du rapprochement du village de la course du centre-ville de Cannes, de la magnifique exposition de photos de mer de Carlo Borlenghi, qui depuis une semaine, a drainé et séduit un public très nombreux… ».
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Régates Royales
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Lexique de la navigation

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lexique_de_la_navigation_%C3%A0_voile

Les partenaires* des 44èmes Régates Royales : Banque Populaire Méditerranée, Marinepoool, Département des Alpes Maritimes, et Ville de Cannes, mais aussi Lacaponton, Hôtel Martinez, Palm Beach, Palais des Festivals et des Congrès, FFVoile et IGY Vieux port de Cannes.

Crédit photos : Didier RAVON/YCC

https://www.regatesroyales.net/

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Les Régates Royales de Cannes ont fait leur festival du 18 au 24 septembre ! Après une édition absolument magique en 2021, les 44èmes Régates Royales de Cannes reviennent, pour notre plus grand plaisir, avec une édition sans pareil. En effet, la plus importante régate de voiliers classiques au monde a joué à guichets fermés dans […]

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Christel Engström
À la UneArts & Culture
Christel Engström
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Les Régates Royales de Cannes ont fait leur festival du 18 au 24 septembre !

Après une édition absolument magique en 2021, les 44èmes Régates Royales de Cannes reviennent, pour notre plus grand plaisir, avec une édition sans pareil. En effet, la plus importante régate de voiliers classiques au monde a joué à guichets fermés dans les eaux cannoises.

Petit rappel historique légitimant l’appellation de cet évènement exceptionnel. Que ce soit le Roi Christian X et le Prince Henrik du Danemark, le Roi Georges V, ou encore le Prince de Galles, fils de la Reine Victoria et futur Edouard VII, toutes ces « têtes couronnées » ne cachent pas leur véritable tropisme pour Cannes, venant régulièrement y passer du bon temps et régater.

A lire aussi : LA CROISETTE RÉINVENTE SA LÉGENDE !

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Régates Royales

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Une famille royale invitée

Ainsi, fin de cultiver la tradition, le prince Charles de Bourbon des deux Siciles, régatier émérite, sera à la barre du monotype Smeralda 888 dessiné par l’Argentin German Frers.

En effet, Cannes n’est pas uniquement la capitale du cinéma et son célèbre Festival International. Aux dires des marins, c’est un plan d’eau unique et exceptionnel, avec une baie protégée des forts vents d’Ouest par le cap Roux et de ceux venant de l’Est par le cap d’Antibes. Bien sûr, le « sale » caractère de la Méditerranée n’est pas usurpé, et il arrive qu’un coup de Mistral, ou de Sud-Est sous l’influence d’une dépression sur le Golfe de Gênes, s’invite, transformant le terrain de jeu en champs de bosses. Il arrive aussi que La Grande Bleue se retrouve tel un lac, l’eau juste ridée par un léger zéphyr…

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Régates Royales

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De véritables œuvres d’art !

Admirablement restaurés, entretenus par des marins professionnels à l’année, sur ces œuvres d’art où le bois et le cuivre sont légion, il est une règle d’usage : se déchausser avant de fouler le pont en teck, et ne surtout pas s’enduire de crème solaire.

Esthétique, volupté, hédonisme, luxe et goût exquis caractérisent ces voiliers entre 15 et 35 mètres menés « à l’ancienne » par des équipages surentraînés. Du 18 au 24 septembre, plus 100 de voiliers de rêve ont donc bataillé en baie de Cannes, dans la plus pure tradition du yachting et sur des parcours aussi techniques que tactiques.

Les Dragon ouvrent le bal de la 44ème édition

Comme à l’accoutumée, les Dragon sont chaque année ceux qui débutent en premier la compétition, disputant la Coupe de France, l’une des épreuves phare du circuit international. Et l’on peut dire qu’ils ont été gâtés, grâce à une météo exceptionnelle et un vent d’Est soufflant entre 12 et 20 nœuds.

Quand le Dragon est apparu aux Régates Royales, il était tout simplement surnommé « le voilier des rois » ! Pourquoi ? Car nombre de têtes couronnées adoraient venir régater sur ce « couloir lesté à quille longue », qui à la barre dans le vent, est juste un délice, mais d’une rare exigence. Comme dit un ancien champion de voile olympique, et qui a touché à tout à commencer par la Coupe de l’America, « avec le Dragon, c’est une remise en question permanente tant le niveau est élevé et le bateau difficile à faire marcher avec ses plusieurs dizaines de réglages fins… C’est pour ça aussi qu’on l’aime… » A Cannes, ils sont 32 équipages issus de 12 nations, en majorité d’Europe mais aussi d’Australie, à venir batailler en rade de Cannes. Cette année, ils sont hébergés au superbe Yacht Club de Cannes, à la pointe Croisette, l’organisateur des Régates Royales, là où l’eau est aussi transparente qu’à Bora Bora, Les Saintes ou les Seychelles. Les Français sont forcément présents ici, à l’image de Géry Trentesaux, président de l’Union Nationale de Course au Large (UNCL), le marin ayant le plus beau palmarès en course habitable au RORC, dans le top dix mondial en Dragon et qui a craqué pour ce voilier après des décennies en course au large habitable. Tenant du titre avec Sofian Bouvet, ancien champion d’Europe de 470 et local de l’étape, Jean Queveau ou Christian Ponthieu, il revient évidemment pour le doublé, et n’a pas tarder à se mettre en évidence lors des premières manches. Mais Jean Breger, « le pape tricolore » du Dragon, équipé par Christian Gout et Jean-Paul Roux, qui ne savent plus où ranger les trophées gagnés en dériveur et habitable, n’est pas sur la Croisette pour figurer. Tous auront aussi sans doute une pensée pour le Rochelais Michel Briand, grand précurseur de la plaisance, sélectionné olympique en Dragon à Mexico en 1968 avec Bertrand Chéret et Pierre Blanchard, récemment disparu à l’âge de 91 ans.
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Régates Royales
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Disputé dans un vent d’Est soufflant entre 15 et 25 nœuds avec des rafales à près de 30, le parcours côtier concocté par le Yacht Club de Cannes pour les Classics, a été aussi musclé qu’animé, avec un spectacle à couper le souffle. En rade Est balayée par un fort clapot, les Dragon ont couru trois manches.
Jean-François Cutugno, président du Yacht Club de Cannes, et régatier émérite, a le sourire : « c’est une journée à l’image du club, où les équipages se sont régalés. A Cannes, c’est une tradition maison, même quand il y a de la brise comme ce mercredi 21 septembre, on coure aux Régates Royales ! Ici, ce n’est pas un défilé de voiliers classiques. Mais attention, le comité de course n’est pas inconscient et a du métier. Nous accordons une grande place à la sécurité des marins, et nous avons au club un PC Sécurité dédié… » A part quelques abandons sur casse ou par peur de casser, il n’y a rien à signaler.
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Régates Royales
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Un tour des îles pour clôturer la journée

Jérôme Nutte, le directeur de course et qui coordonne les comités, avait très envie de faire plaisir aux coureurs en Dragon et 5.5 MJI, en leur proposant une petite escapade entre les îles de Lérins, mais ne comptant pas pour le classement. « Ce qui m’importe, c’est que les gens venant régater à Cannes soient heureux… et je crois qu’ils le sont d’après ce que j’entends

Sur son semi-rigide orange, il a tenu à aller voir ses « ouailles » glisser sous spi entre Saint-Honorat et Sainte-Marguerite dans un délicieux zéphyr, saluant des VIP manifestement aux anges et choyés sur le bateau Thelas par le célèbre hôtel Martinez, l’un des partenaires* de l’événement, et qui comme les Régates Royales, fêtera son centenaire en 2029. 
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Un millésime exceptionnel !

Après une semaine absolument merveilleuse côté météo, la pluie s’est invitée en baie de Cannes, comme sur tout le pays, et les équipages et bateaux ont été copieusement rincés, mais ont pu disputer une ultime course en guise d’apothéose. Et comme selon l’adage, régate pluvieuse, régate heureuse…

Même si les très nombreux régatiers britanniques présents sont clairement plus habitués à ce type de météo que les Méditerranéens, ils ont une affection toute particulière pour Cannes, et sont des inconditionnels des Régates Royales, à l’image de Sir Richard Matthews, fondateur du fameux chantier de voiliers de croisière Oyster Yachts, mais aussi de SYS (Southampton Yacht Service), habitué et du plan d’eau et des victoires. Sur son plan Fife de 1898 Kismet, il s’est imposé dans la catégorie « Epoque aurique de moins de 15 mètres ». Avec un humour tout british, Sir Richard Matthews aime rappeler une anecdote truculente qui l’a marqué. Le « boat captain » de Britannia, alors yacht de la famille royale, demande lors d’une navigation au roi George V – grand-père d’Elisabeth 2 – excellent marin, amoureux de la Croisette, et qui adore y régater : « Majesté, souhaiteriez-vous prendre la barre ? » Et le roi de répondre : « Non merci, je ne prends jamais rien avant le déjeuner ! »

Les vainqueurs sont…

  • Dragon : Powow (Michaël Zainkel/SUI)
  • 5,5 MJI : Aspire (Mateusz Kusznierewicz/POL)
  • 12 M JI : Kiwi Magic (Johan Petresen/NOR)
  • Tofinou : Pitch (Patrice Riboud/FRA)
  • Smeralda : Vamos mi amor (Charles de Bourbon/MON)
  • Big boats (BB) : Viveka (Gery Hatkins, GBR)
  • Epoque Aurique > 15 M (EAA) : Scud (Patrizio Bertelli/ITA)
  • Epoque Aurique < 15 M (EAB) : Kismet (Richard Matthews/GBR)
  • Epoque Marconi > 15 M (EMA) : Varuna of 1939 (Jens Kellinghussen/NED)
  • Epoque Marconi < 15 M (EMB) : White Wing (Michael Sparks/USA)
  • Ton Cup Classic (TCC) : Arcadia III (Bruno Ricciardi/FRA)
  • Classic Marconi (MC) : Sagitarius (Thierry Laffite/FRA)
  • Trophée UNCL One Ton Classic : Clarionet (Phil Crebbin/GBR)
Jean-François Cutugno, président du Yacht Club de Cannes, ne pouvait qu’être comblé à l’issue de la remise des trophées au Palais des Festivals et des Congrès aux côtés de son président Jean-Michel Arnaud : « La semaine a été fabuleuse et le succès sportif des Royales non seulement ne se dément pas année après année, mais se renforce. Une fois encore, les comités de course ont concocté des parcours magnifiques et techniques, malgré deux journées délicates côté météo, et où il fallait un sacré métier. La « standing ovation » à l’adresse de Jérôme Nutte, Philippe Enel et Dider Cozic en sont le plus bel exemple. Je suis donc très heureux pour eux et aussi pour les concurrents, qui m’ont impressionné par le très haut niveau des manœuvres et de la tactique-stratégie. Je tiens à remercier chaleureusement les 80 bénévoles outre les amis du Yacht Club de Cannes, qui ont grandement contribué au succès de cette 44ème édition. Enfin, je me félicite du rapprochement du village de la course du centre-ville de Cannes, de la magnifique exposition de photos de mer de Carlo Borlenghi, qui depuis une semaine, a drainé et séduit un public très nombreux… ».
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Régates Royales
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Lexique de la navigation

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lexique_de_la_navigation_%C3%A0_voile

Les partenaires* des 44èmes Régates Royales : Banque Populaire Méditerranée, Marinepoool, Département des Alpes Maritimes, et Ville de Cannes, mais aussi Lacaponton, Hôtel Martinez, Palm Beach, Palais des Festivals et des Congrès, FFVoile et IGY Vieux port de Cannes.

Crédit photos : Didier RAVON/YCC

https://www.regatesroyales.net/

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