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Gustavo Lins, Défilé Haute Couture – Atelier Gustavolins

« Beau sauvage »

« Depuis plusieurs années, Gustavo Lins prolonge par la sculpture ses recherches formelles élaborées dans le domaine du vêtement.

En 2009, pour sa collection printemps/été, il avait déjà imaginé des « armures de corps » en porcelaine émaillée, modelées à la main à la manufacture de Nymphenburg à Munich, qu’il appliquait ligaturées de cuir sur le ventre ou sur le dos de ses mannequins.

En 2011, le styliste a été invité par la manufacture nationale de porcelaine à Sèvres, afin d’approfondir sa poursuite d’un mouvement sur le corps figé par la porcelaine, dans une volonté constante de mise en valeur des points d’ancrage essentiels de la stature physique et de l’énergie du corps humain.

Il a actuellement en gestation la réalisation d’une robe-sculpture, qui s’ouvrira dans l’espace environnant par un étonnant mouvement baroque révélant l’absence du corps qui l’a mis en forme.

Une « robe sans corps » dont le mouvement d’élévation et l’impression de vie vont constituer une véritable prouesse, à la fois esthétique et technique, pour tous les artisans hautement qualifiés de Sèvres.

De l’atelier de moulage à celui de la pose des émaux, ceux-ci s’activent à la réalisation de cette création ambitieuse, qui sera dévoilée en janvier 2013.

De multiples moules sont nécessaires pour reconstituer minutieusement les différents panneaux mouvementés constituant cette « robe éclatée ».

Une fois réalisées en biscuit de porcelaine, les découpes abstraites portent toujours l’empreinte des pliages et du froissement du papier-carton initial, enduit de plâtre, qui a servi à créer le prototype de la grande sculpture à venir.

Gustavo a sélectionné, parmi les plus petits éléments de ces moulages, ceux correspondants à la partie centrale du sternum, l’arrière du cou, l’épaule et le haut du bras, afin d’imaginer à partir de ces formes une série très limitée de bijoux, dont il révèle aujourd’hui les premiers modèles.

Les fines plaques de porcelaine, aux larges surfaces en volumes et aux extrémités recourbées délicates, nécessitaient un support de métal qui puisse en conforter la manipulation.

Gustavo a fait appel à la Maison Goossens, spécialiste incontestée de la création d’accessoires pour la Haute Couture parisienne.

Cet atelier fondé en 1950 par l’orfèvre-créateur Robert Goossens, outre des créations originales, compte parmi ses multiples fleurons d’avoir réalisé des lignes de bijoux emblématiques pour Chanel et Saint- Laurent, mais également des pièces remarquables pour Balenciaga, Grès, Dior ou Rochas durant les décennies 50 à 70.

Cette activité prestigieuse continue aujourd’hui sous la houlette de son fils, Patrick Goossens.

Les artisans-bijoutiers ont mis au point pour Gustavo des plateaux sans cuvettes, aux formes libres conçues telles une seconde peau, dans une métonymie parfaite avec les moulages de Sèvres.

Ces « fragments de corps » à arborer en trophées, traversés par un réseau serré de chaînettes dorées, ou bien attachés grâce à des lacets de cuir surpiqués et élastiqués, peuvent être portés maintenant avec assurance en épaulettes, colliers, bracelets ou brassards.

Plus que de simples bijoux, Gustavo Lins a conçu pour sa Collection 019 de véritables ornements corporels, signaux forts qui mettent en valeur, en un contraste saisissant, le grain d’aspect minéral du biscuit et la lumière vive de l’or.

Cette alliance étrange d’une inspiration primitive, presque « barbare » avec le raffinement contemporain d’une facture très « haute-bijouterie », a été admirablement résolue dans cette toute première collaboration entre la Manufacture de Sèvres et la Maison Goossens. »

 

 

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Gustavo Lins, Défilé Haute Couture – Atelier Gustavolins
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Gustavo Lins, Défilé Haute Couture – Atelier Gustavolins
Christel Engström
Article
Christel Engström
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« Beau sauvage »

« Depuis plusieurs années, Gustavo Lins prolonge par la sculpture ses recherches formelles élaborées dans le domaine du vêtement.

En 2009, pour sa collection printemps/été, il avait déjà imaginé des « armures de corps » en porcelaine émaillée, modelées à la main à la manufacture de Nymphenburg à Munich, qu’il appliquait ligaturées de cuir sur le ventre ou sur le dos de ses mannequins.

En 2011, le styliste a été invité par la manufacture nationale de porcelaine à Sèvres, afin d’approfondir sa poursuite d’un mouvement sur le corps figé par la porcelaine, dans une volonté constante de mise en valeur des points d’ancrage essentiels de la stature physique et de l’énergie du corps humain.

Il a actuellement en gestation la réalisation d’une robe-sculpture, qui s’ouvrira dans l’espace environnant par un étonnant mouvement baroque révélant l’absence du corps qui l’a mis en forme.

Une « robe sans corps » dont le mouvement d’élévation et l’impression de vie vont constituer une véritable prouesse, à la fois esthétique et technique, pour tous les artisans hautement qualifiés de Sèvres.

De l’atelier de moulage à celui de la pose des émaux, ceux-ci s’activent à la réalisation de cette création ambitieuse, qui sera dévoilée en janvier 2013.

De multiples moules sont nécessaires pour reconstituer minutieusement les différents panneaux mouvementés constituant cette « robe éclatée ».

Une fois réalisées en biscuit de porcelaine, les découpes abstraites portent toujours l’empreinte des pliages et du froissement du papier-carton initial, enduit de plâtre, qui a servi à créer le prototype de la grande sculpture à venir.

Gustavo a sélectionné, parmi les plus petits éléments de ces moulages, ceux correspondants à la partie centrale du sternum, l’arrière du cou, l’épaule et le haut du bras, afin d’imaginer à partir de ces formes une série très limitée de bijoux, dont il révèle aujourd’hui les premiers modèles.

Les fines plaques de porcelaine, aux larges surfaces en volumes et aux extrémités recourbées délicates, nécessitaient un support de métal qui puisse en conforter la manipulation.

Gustavo a fait appel à la Maison Goossens, spécialiste incontestée de la création d’accessoires pour la Haute Couture parisienne.

Cet atelier fondé en 1950 par l’orfèvre-créateur Robert Goossens, outre des créations originales, compte parmi ses multiples fleurons d’avoir réalisé des lignes de bijoux emblématiques pour Chanel et Saint- Laurent, mais également des pièces remarquables pour Balenciaga, Grès, Dior ou Rochas durant les décennies 50 à 70.

Cette activité prestigieuse continue aujourd’hui sous la houlette de son fils, Patrick Goossens.

Les artisans-bijoutiers ont mis au point pour Gustavo des plateaux sans cuvettes, aux formes libres conçues telles une seconde peau, dans une métonymie parfaite avec les moulages de Sèvres.

Ces « fragments de corps » à arborer en trophées, traversés par un réseau serré de chaînettes dorées, ou bien attachés grâce à des lacets de cuir surpiqués et élastiqués, peuvent être portés maintenant avec assurance en épaulettes, colliers, bracelets ou brassards.

Plus que de simples bijoux, Gustavo Lins a conçu pour sa Collection 019 de véritables ornements corporels, signaux forts qui mettent en valeur, en un contraste saisissant, le grain d’aspect minéral du biscuit et la lumière vive de l’or.

Cette alliance étrange d’une inspiration primitive, presque « barbare » avec le raffinement contemporain d’une facture très « haute-bijouterie », a été admirablement résolue dans cette toute première collaboration entre la Manufacture de Sèvres et la Maison Goossens. »

 

 

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